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Le Club des locataires augmente le pouvoir d’achat

Lundi 05 décembre 2016 - 16:24 | Mis à jour le Mardi 06 décembre 2016 - 16:03 Marylène Lenfant Cette nouvelle association propose à tous les habitants du patrimoine de PCH de bénéficier d’une assurance habitation à bon prix, de services d’artisans fiables, de remises dans des commerces dionysiens…

Grouper les achats de biens ou de services pour obtenir des rabais, c’est le principe des coopératives de consommateurs, qu’adoptent aussi les comités d’entreprise. Une nouvelle entité collective en a fait son socle, le Club des locataires de Plaine Commune Habitat. « L’idée est née et s’est construite en échangeant avec les locataires », rapporte Sébastien Longin, son directeur général, qui s’est adjoint une chargée de mission, Sofia Boutrih, pour plancher sur le sujet. Constitué en association à but non lucratif, administrée par des locataires, le Club propose depuis septembre à tout habitant du patrimoine de PCH, même non adhérent, un catalogue unique en son genre.

Une bonne assurance multirisques habitation au meilleur prix, les services d’artisans fiables pour les travaux dans les appartements, des remises dans une vingtaine de commerces dionysiens… Ces tarifs négociés pour « un gain de pouvoir d’achat », c’était le premier souhait exprimé par les locataires au fil des réunions depuis deux ans. L’autre vœu était celui d’une plateforme d’échanges de prêts et de services, entre voisins, et qui devrait démarrer en janvier. « On s’est rendu compte que c’était une aventure innovante, sans modèle auquel se raccrocher », raconte Sofia Boutrih qui a dû solliciter les expertises de spécialistes en droit, en micro-assurance…

Le projet a bénéficié de tout un mécénat de compétences avec la contribution majeure des étudiants à HEC sollicités par l'Action Tank Entreprise et Pauvreté. Le Club leur doit en particulier le modèle d’assurance habitation, établi à partir d’une étude sur le « taux de sinistrabilité dans le patrimoine ». Mais les négociations pour le concrétiser n’ont abouti qu’au bout d’un an. C’était auprès d’un courtier de Saint-Denis qui dispose donc à présent comme signale Sofia Boutrih, d’un gros marché potentiel, les 17 500 logements de PCH. Même opportunité pour les TPE d’artisans, pour l’heure un peintre et un plombier avec lesquels a été conclue une « charte de qualité avec tarifs préférentiels ». « On ne les mettra pas en concurrence. L’intérêt si leur activité se développe, c’est qu’ils embauchent. »

D’autres vont être sollicités, parmi les auto-entrepreneurs, pour des « cours de yoga et ateliers de bien-être ». Le catalogue produits va aussi se diversifier. Le Club des locataires a remporté un Prix de l’innovation au concours national « S’engager dans les quartiers », organisé fin 2015 par la Face (Fondation agir contre l’exclusion) et l’Anru. Il a été reçu à ce titre en mars à l’Assemblée nationale, comme le rappelle sa présidente, Roselyne Le Floch. « On a encore plein de projets », s’enthousiasme-t-elle.